Tout feu tout flamme
A 15 ans, le jeune B-Boy franco-marocain Bilel Feraouche affirme déjà une identité singulière et un style qui décoiffe. Issu d’une famille de danseurs, il transforme son talent précoce en véritable force.
Né de parents membres d’une compagnie de danse, Bilel Feraouche a grandi au rythme des répétitions, des échauffements et de la créativité en mouvement. Le Breaking s’est donc imposé comme un environnement naturel. Enfant, il est d’abord frappé par les power moves. Peu à peu, il a appris à écouter la musique autrement et à laisser son corps raconter ce qu’il ne savait pas encore dire avec des mots.
Aujourd’hui, la discipline est devenue pour lui bien plus qu’une activité. Il s’agit d’un espace d’expression totale où il explore sa personnalité. Ses journées s’organisent d’ailleurs autour de cette énergie. Il s’entraîne trois fois par semaine au Breaking, complète son travail par deux séances de renforcement musculaire et continue souvent à danser chez lui, simplement parce qu’il en ressent le besoin.
Passion commune
Son univers, il le partage avec les membres de son crew et sa famille. Cette dernière joue d’ailleurs un rôle essentiel dans sa trajectoire. « Mon père est à la fois chorégraphe et coach. Il m’encadre, m’encourage à repousser mes limites tout en me rappelant qu’un danseur doit aussi rester un élève sérieux. Pour ce qui est de ma mère, elle est très enthousiaste. Elle est motivée par mes passages en battle et sa fierté me booste énormément ».
Sélectionné dans l’équipe marocaine de Breaking des moins de 16 ans via la FRMSAFH, Bilel a participé au championnat du Monde junior de Porto l’été dernier. « Ça a été un tournant majeur. J’en garde un souvenir lumineux. Pour la première fois, j’ai affronté des jeunes du monde entier et surtout découvert, de l’intérieur, l’esprit de l’équipe marocaine. Cela m’a rendu plus confiant et plus conscient du chemin que je veux tracer ». Porté par de fortes aspirations, le jeune athlète souhaite représenter dignement le Maroc. Son horizon ? Les Jeux olympiques de la jeunesse, où il vise une médaille, symbole ultime d’un parcours qu’il construit pas à pas.
Pour celui qui vient en outre de remporter le BBF 2025, le Breaking n’est ni un sport ni une discipline stricte, mais un art. Un espace où l’on s’amuse, où l’on se dépasse, où l’on teste des figures toujours plus exigeantes. Un lieu où le corps trouve sa liberté et où le plaisir reste le véritable moteur.