Face à l’essor du Breaking sur la scène internationale, des acteurs africains plaident pour une structuration optimale. La création d’une Confédération permettrait de renforcer la coopération, la formation et la notoriété des talents continentaux.
Longtemps associé aux scènes urbaines underground, le Breaking s’impose désormais comme une discipline sportive et artistique reconnue. Cette évolution pousse de nombreux pays à mieux structurer leurs pratiques, leurs compétitions et leurs systèmes d’apprentissage.
L’intérêt d’une confédération africaine résiderait dans la mise en place d’une stratégie commune de développement du Breaking. Formation des juges, accompagnement des coachs, développement de championnats, détection des jeunes talents ou partage d’expertise. Une telle institution offrirait un cadre plus cohérent et renforcerait la crédibilité de la discipline à l’échelle mondiale.
Cette coopération favoriserait également les échanges humains et artistiques. Aujourd’hui, de nombreux danseurs évoluent dans des scènes locales sans réelle connexion avec le reste des pays. Une confédération permettrait de multiplier les battles, les stages, les résidences artistiques et les rencontres régionales. Les B-danseurs gagneraient en expérience, les opérateurs sportifs en exposition et les fédérations en réseau. Cette circulation contribuerait aussi à faire émerger une scène plus forte.
Un enjeu culturel en prime
Les danses urbaines africaines possèdent en outre des influences riches et variées qui nourrissent déjà la création contemporaine internationale. Générer des échanges permettrait de valoriser ces identités et de préserver certaines spécificités.
Dans cette dynamique, la FRMSAFH occupe une place importante. Depuis plusieurs années, elle multiplie les initiatives pour développer les danses urbaines au Maroc, à travers notamment la tenue de championnats, d’actions de formation et de projets destinés à accompagner les jeunes talents. Son expérience dans l’organisation d’événements internationaux et la formation lui permet aujourd’hui d’apparaître comme un acteur moteur dans la réflexion.
Son expertise peut constituer un appui précieux pour les fédérations et associations. En partageant ses compétences, la FRMSAFH participerait à la construction d’un écosystème plus solide et plus connecté.
« Il s’agirait surtout de bâtir un espace commun capable de soutenir les talents africains, de renforcer les échanges et de donner à nos pays une place plus visible dans l’évolution mondiale des danses urbaines » conclut Selma Bennani, Présidente de la FRMSAFH