Asthme et activité physique ne sont pas incompatibles. Certains sports, bien encadrés, améliorent même la respiration. Tour d’horizon des disciplines les plus bénéfiques selon la recherche.
Longtemps considéré comme un frein à la pratique sportive, l’asthme est aujourd’hui mieux compris. Grâce aux progrès médicaux et à une meilleure éducation à la gestion de la maladie, l’activité physique n’est plus proscrite, bien au contraire. Plusieurs disciplines sont désormais recommandées, à condition d’être adaptées et pratiquées avec un suivi attentif.
Les sports d’endurance modérée, pratiqués dans des environnements tempérés, sont les plus conseillés. La natation figure en tête de liste. Dans une étude publiée dans le Journal of Asthma, des chercheurs australiens ont observé une amélioration de la capacité pulmonaire et une diminution de la fréquence des crises chez de jeunes nageurs asthmatiques après dix semaines de pratique régulière. L’air chaud et humide des piscines, moins irritant pour les bronches, facilite la respiration.
Le vélo, la randonnée ou encore la marche rapide sont également préconisés. Une étude européenne conduite dans 12 pays (European Community Respiratory Health Survey) a montré que les adultes asthmatiques pratiquant une activité physique modérée au moins trois fois par semaine avaient 2,5 fois moins de risques d’avoir des symptômes sévères. Ces activités renforcent le souffle et réduisent l’hyperréactivité bronchique.
Le yoga, souvent sous-estimé, peut aussi être un précieux allié. D’après une analyse parue dans la revue Annals of Allergy, Asthma & Immunology, sa pratique régulière améliore la fonction pulmonaire et réduit la dépendance aux médicaments de secours, notamment grâce aux exercices de respiration contrôlée.
En revanche, les sports très intenses, comme le football ou le sprint, peuvent provoquer une bronchoconstriction induite par l’exercice, notamment par temps froid. Cela ne signifie pas qu’ils sont interdits, mais qu’ils nécessitent un échauffement progressif et une médication préventive adaptée. En conclusion, avec un suivi personnalisé et une bonne préparation, l’activité physique devient un levier thérapeutique, et non plus une menace.