La constitution d’une équipe nationale en vue des JO de 2024 n’est pas une mince affaire.  Au-delà de l’encadrement technique des danseurs et d’une prise en charge financière conséquente, se pose la question de leur soutien psychologique. En quoi consiste ce dernier?

Formant l’un des points majeurs du Projet National Breakdance, le coaching mental des athlètes consiste à accompagner ceux-ci dans la construction d’un mindset gagnant. Gestion du stress, visualisation mentale, supression des pensées limitantes (…), le suivi psychologique des danseurs implique tout cela. « Chaque fédération est en droit de se tourner vers nous pour demander un encadrement d’un ou plusieurs sportifs en ce sens, car à ce niveau il n’y a pas que les compétences physiques qui jouent en faveur d’une victoire » explique Hassan Fekkak, Directeur Technique National du CNOM. La procédure est très simple, dès lors où le besoin est émis par la Fédération, un diagnostic est posé pour renforcer le mental du ou des concernés, s’ensuit alors la désignation d’un coach spécialisé en charge de l’épauler. « Il est crucial de prendre le problème à la racine et de donner aux sportifs les outils pour surpasser le stress ou le manque de confiance en soi». Par outils on entend des exercices ciblés à même de permettre la relaxation, des techniques de respiration, une reprogrammation de la pensée ou encore de la PNL. Le coach en question peut être proposé par la Fédération comme par le CNOM.

Une possibilité néanmoins sous exploitée

Malgré l’impact positif que ce recours peut avoir et les invitations répétées du Conseil National Olympique, la méthode reste assez peu usitée. Plusieurs raisons expliqueraient une telle réserve et elles sont aussi bien inhérentes aux entraineurs qu’aux athlètes. « Beaucoup considèrent la chose comme un aveu de faiblesse alors que ce n’est pas le cas. Un encadrement psychologique ne sous entend nullement que l’on fasse l’objet de désordres mentaux. Mais c’est très ancré dans les esprits. Certains pensent que c’est de trop, d’autres ont peur que le coach dévoile ce qu’il a appris et ainsi de suite » déclare le Directeur Technique.  Il y aurait aussi une question d’ego de la part de quelques entraineurs. «Les cas de figure sont nombreux et c’est le sportif qui en fait les frais au final».

Fort heureusement, pour ce qui est du Breakdance, dont la  participation aux Jeux Olympiques est une première, les instigateurs du projet national sont bien décidés à veiller grain et à ne négliger aucun moyen de mener les sélectionnés au podium. Jouer dans la cour des grands ne s´improvise pas.  Cela se prépare sans relâche et à tous les plans…

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